L'Union fait la force

Rapprochement entre l'UNAPL et l'UPA

L’heure est au rassemblement. « Une nouvelle composante va entrer dans l’Union professionnelle artisanale, les professions libérales » déclarait M. Crouzet, président de l’UPA, mercredi 26 octobre. C’est en ces termes, qu’on apprenait que l’Union nationale des professions libérales se joignait à l’Union professionnelle artisanale pour défendre les intérêts des petites entreprises en France.

Une entrée dans la cour des grands

Cette évolution va conduire à une restructuration au sein de ce syndicat patronal. L’UNAPL devrait devenir une confédération active au sein de la nouvelle structure aux côtés de la Capeb-bâtiment, de la CNAMS services et fabrication et de la CGAD pour l’hôtellerie restauration. Avec un total de 2,3 millions d’entreprises, ces deux organisations réunies, souhaitent pouvoir peser sur la norme sociale et la représentativité nationale interprofessionnelle.

L’heure est au rassemblement. « Une nouvelle composante va entrer dans l’Union professionnelle artisanale, les professions libérales » déclarait M. Crouzet, président de l’UPA, mercredi 26 octobre. C’est en ces termes, qu’on apprenait que l’Union nationale des professions libérales se joignait à l’Union professionnelle artisanale pour défendre les intérêts des petites entreprises en France.

Une association tombée à pic

Cette annonce intervient dans un contexte de profondes mutations déclenchées par la réforme de la représentativité patronale suite à la loi travail du 8 août. Cette réforme exige que les organisations professionnelles d’employeurs candidates à la représentativité constituent un dossier de candidature. Ces dossiers vont faire l’objet d’un examen minutieux à compter de décembre 2016. Les syndicats d’employeurs vont ainsi être audités. Sera alors déterminer en fonction des dossiers de candidature,  la répartition des sièges dans les instances paritaires et les fonds de financement du paritarisme. L’enjeu est donc de taille. 

Partageant les mêmes objectifs, ce mouvement collabore à faire monter les propositions des petites entreprises pour le prochain quinquennat. Forts d’une nouvelle caisse de résonnance, un recentrage des politiques sur les TPE et les PME, la garantie d’une concurrence loyale et une simplification du droit du travail pourraient émerger sur le devant du futur programme politique. 

Quand on sait que 98% des entreprises françaises ont moins de 50 salariés, ces propositions risquent de faire du bruit.