La vie des fédérations en bref

Retrouvez ci-après l'actualité des fédérations professionnelles, regroupant les prises de parole et initiatives diverses au sein de ces organisations

L’interprofession du foie gras fait bloc face à la grippe aviaire

Au 3 février 2017, le ministère de l’Agriculture recensait encore 200 foyers contaminés par la grippe aviaire (H5N8) dans les élevages, et au moins 18 foyers dans la faune sauvage. Un cas aurait même été détecté en Belgique, laissant craindre un enlisement de la crise sanitaire.

Plusieurs mesures ont pourtant déjà été prises par le Gouvernement pour endiguer un virus qui s’avère être de plus en plus féroce. Depuis le début de l’année 2017, ce ne sont pas moins de 4 arrêtés ordonnant l’abattage des canards qui ont été pris !

Face à une perte estimée à 120 millions d’euros pour la filière du foie gras, les éleveurs devraient être indemnisés à partir de mars.

Mais la gestion de l’épidémie continue de faire polémique. Un collectif « Canards en colère » s’est d’ailleurs constitué pour condamner le manque de réactivité des pouvoirs publics. Très actif sur les réseaux sociaux, il a pour objectif d’encourager l’opinion publique à consommer du « canard made in France ».

Cette crise pourrait remettre en cause toute l’organisation de la filière, composée de reproducteurs, accouveurs, éleveurs, gaveurs et des abattoirs, et pousser les fédérations professionnelles à agir.

Christophe Barrailh, agriculteur landais et président du Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog), a déjà annoncé la présentation d’un plan de 15 mesures pour éviter une nouvelle crise de cette ampleur.

Parmi les propositions du Cifog, on retrouve l’idée de tester systématiquement les lots de canards avant l’étape du gavage ou encore le confinement automatique, dans un périmètre défini, dès qu’un cas suspect est détecté.

2017 risque donc d’être une année pleine de défis et d’enjeux pour le Cifog qui doit continuer, en parallèle, d’assurer la promotion d’un produit phare de notre gastronomie française.

 

L’interprofession des fruits et légumes a la super pêche en 2017 !

Les 3 grandes entités de la filière fruits et légumes (Aprifel, CTIFL et Interfel) se sont retrouvées pour la traditionnelle cérémonie des vœux le 10 janvier dernier. L’occasion de réaffirmer leur volonté de jouer collectif pour 2017 mais surtout de gagner en visibilité.

Hasard du calendrier, l’ANSES vient juste de publier plusieurs recommandations sur l’alimentation, encourageant les Français à consommer davantage de fruits et légumes, et plus particulièrement de légumineuses (fèves, pois, lentilles etc.).

Une bonne nouvelle pour une interprofession qui s’estime abandonnée par les pouvoirs publics, selon les mots de Bruno Dupont, Christel Teyssedre et Jacques Rouchausse, respectivement présidents d’Interfel (Interprofession de la filière des fruits et légumes frais), d’Aprifel (Agence fruits et légumes frais) et du CTIFL (Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes).

Dans le viseur des professionnels, notamment : la suppression, dans la loi de finances 2015, de la taxe fiscale affectée au CTIFL, qui constituait 70% de son budget, ainsi que la perte des aides gouvernementales liées à la promotion des fruits et légumes frais. 

Face aux différentes menaces qui pèsent sur la filière, Aprifel, CTIFL et Interfel ont décidé de nommer un directeur général commun, en charge de la feuille de route pour 2017 : Louis Orenga.

Pour cette nouvelle année, l’interprofession s’est lancée de nombreux défis comme la hausse des investissements dans les projets de recherche (CTIFL) ou encore l’augmentation des moyens alloués aux campagnes de promotion, notamment via les réseaux sociaux (Aprifel).

Enfin, à l’initiative de Bruno Dupont (Interfel), un projet de Maison des fruits et légumes devrait voir le jour pour permettre aux différents acteurs de se regrouper.

 

Match décisif pour la présidence de la FFF 

Alors que l’élection présidentielle de 2017 occupe une grande partie des média, une autre élection se trame en parallèle : celle pour la présidence de la très convoitée Fédération Française de Football (FFF).

Feintes, passements de jambes, pressings, tacles, pichenettes : le vocabulaire du monde du ballon rond n’est finalement pas si éloigné de celui du monde politique.

Et ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Noël Le Graët, président de la FFF depuis 2011 et candidat à sa propre succession, a connu une carrière politique particulièrement riche : il a, en effet, été le maire socialiste de Guingamp de 1995 à 2008.

Il sait donc mener les campagnes de terrain, un avantage non négligeable face aux très sérieux concurrents qui viennent de se déclarer. Une chose est sûre : la présidence de la FFF est loin d’être une promenade de santé à Clairefontaine.

Ainsi, la candidature de Jacques Rousselot, président de l’AS Nancy-Lorraine, n’est pas à prendre à la légère. Plusieurs pontes du football ont déjà rallié sa liste, séduits par une volonté de gouvernance davantage collégiale.

Il faut dire qu’en 2014, Noël Le Graët avait publiquement annoncé qu’il n’était pas candidat à sa réélection, avant de se raviser.

Autre compétiteur de taille : François Ponthieu, l’ancien président de la Direction Nationale de Contrôle de Gestion (DNCG), qui est chargée de surveiller les comptes des clubs de football professionnels. Il a

Noël Le Graët peut, quant à lui, compter sur le soutien de Jean-Michel Aulas, le très médiatique patron de l’Olympique Lyonnais (OL).

Le scrutin aura lieu le 18 mars prochain, lors d’une assemblée générale : le suspens devrait être entier jusque là. Pour rappel, 63% des votants sont issus du monde « amateur » tandis que les 37% restants viennent du monde « professionnel ». Le président de la FFF est élu pour un mandat de 4 ans.