La vie des fédérations en bref

Retrouvez ci-après l'actualité des fédérations professionnelles, regroupant les prises de parole et initiatives diverses au sein de ces organisations

La FEDAE entreprend de se faire entendre

La Fédération des auto-entrepreneurs (FEDAE), première organisation représentative des auto-entrepreneurs se veut être une organisation de « combat ». Le combat contre la Cotisation Foncière des Entreprises, la défense du régime face à la Loi Pinel, les évolutions sur la protection sociale, le maintien des taux, la défense contre les attaques de certaines corporations …. Bref, un maître mot, la défense des intérêts des auto-entrepreneurs.

Après avoir investi le temps de la campagne présidentielle avec un livre blanc fort de "17 propositions pour un renouveau du travail indépendant" destinées à simplifier la protection sociale des auto-entrepreneurs, à clarifier leurs contraintes juridiques et favoriser le développement de ce mode d’entreprendre, elle reprend à nouveau son bâton de pèlerin.

En ligne de mire, le Président et sa majorité parlementaire, à qui la FEDEA veut rappeler les exigences du « Candidat Macron » et engager le chantier de la mutation du régime autour de 5 axes prioritaires :

  • Augmenter les plafonds pour permettre aux auto-entrepreneurs de bénéficier du régime des microentreprises
  • Simplifier les modalités d’inscription au régime
  • Adosser le RSI au régime général
  • Assurer l’accès des auto-entrepreneurs aux indemnités journalières
  • Ouvrir le droit au chômage pour les auto-entrepreneurs.

La Fédération Française des Assurances, un an et des projets

Née le 8 juillet de la fusion de la Fédération Française des Sociétés d’Assurances et du Groupement des entreprises mutuelles d'assurances, l’AFA vient de souffler sa première bougie. Occasion pour elle de mesurer le chemin parcouru et notamment le poids de son influence auprès du nouveau Gouvernement et du Président de la République.

Occasion aussi de se mettre en mode perspective pour à la fois déminer les sujets sensibles et anticiper les évolutions du monde, et en conséquence du monde assurantiel. Dans l’œil du cyclone deux points déterminants : assurance-vie et intelligence artificielle. L’année 2018 sera marquée par la révision de la loi Solvabilité 2 en même temps qu’entrera en vigueur (au 1er janvier) le règlement européen sur les produits d’investissementPRIIP’s.

La maison des assurances se mobilise également activement pour anticiper les conséquences du développement de l’intelligence artificielle. Au-delà de la question d’un modèle assurantiel à repenser à l’aune de la voiture intelligente dépourvue de chauffeur, c’est bien tout le champ de la sécurité des échanges qu’il faut inventer en même temps que se développe le big-data et la Blockchain. Cette dernière, qui permet de stocker et de partager de l'information de manière sécurisée sans tiers de confiance, devrait bouleverser les usages et la chaîne de valeur dans l'assurance notamment en favorisant le développement de contrats dits « intelligents » censés améliorer et sécuriser l’indemnisation des dommages. De nombreux obstacles restent toutefois à surmonter, à commencer par la création d’un cadre juridique et réglementaire. Un chantier qui devrait réunir la FFA et le secrétaire d’Etat au numérique.

Compte pénibilité la Fédération Française du Bâtiment veut construire un nouvel édifice

Le 8 juillet dernier, le Premier Ministre, Edouard Philippe, annonçait aux partenaires sociaux une nouvelle mouture du compte pénibilité. Celle-ci devra notamment changer à partir de 2018 les règles pour quatre critères d'exposition (« manutention manuelle de charges, postures pénibles, vibrations mécaniques, risques chimiques ») tout en conservant les 6 autres. Ce compte, dont la notion de pénibilité disparaitrait, serait également refondu dans son financement, celui-ci étant transféré à la branche « Accidents du travail, maladie professionnelle », seule branche excédentaire de la sécurité sociale.

La Fédération Française du Bâtiment qui avait fait part de ses réserves lors de la création du compte se réjouit naturellement de cette mesure dont elle avait fait l’un de ses chantiers prioritaires.

Pour Jacques CHANUT, Président de la FFB, réélu dans ses fonctions le  17 mars dernier « Réformer de manière approfondie un dispositif d’une complexité et d’un coût exceptionnels était une absolue nécessité ». La FFB reste néanmoins mobilisée, elle entend continuer à faire entendre sa voix, notamment sur la question d’un risque particulier : le bruit, qu’elle estime difficile à évaluer sur un chantier.