Numérique

Les fédérations professionnelles et le putsch de l'économie du partage

Comme l’affirmait récemment Alexis Normand dans un édito publié dans Les Échos, « les nouveaux acteurs du numérique bouleversent l’ordre établi et les corporatismes ». Dans un contexte mêlant l’omniprésence des NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) et la pérennité de la crise, nous assistons depuis plusieurs années à l’émergence d’une nouvelle forme d’entreprises venues de la Silicon Valley, les start-ups de la « sharing economy » (économie du partage ou économie collaborative). Ces nouveaux acteurs de l’économie du partage s’affranchissent des règles des secteurs dans lesquels ils s’établissent. Notamment en ce qui concerne la représentation professionnelle, légitimement assurée jusqu’alors par les fédérations professionnelles. 

Les fédérations professionnelles françaises peinent à s’emparer du numérique

Alors qu’Axelle Lemaire vient d’annoncer la création prochaine d’une Agence du Numérique, qui regroupera la French Tech, la mission Très Haut Débit et la Délégation aux usages de l’internet, les fédérations professionnelles doivent saisir l’opportunité du numérique et multiplier les rapprochements intersectoriels.